André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 132
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0140
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132. Ü' s J A 1

cause du plaisir que nous prenons à
le contempler , l’unité du speftacle,
malgré la diversité de la décoration.
Et voilà sans doute ce que vouloient
dire Ies anciens Peintres , quand
ils représentoient les trois Graces
comme trois soeurs inséparables ,
qui se tiennent toujours par la main.

C’en esi: assez sur la nature des
agrémens dont Ies corps inanimés
sont capables. Ils ne peuvent plaire
qu’à l’oeil, sans nous intéresser au-
Irement. Montons à un autre genre
de graces pltïs nobîes : à celles des
corps , qui, ayant une espece de
vie , nous doivent naturellement
piquer davantage. Les sseurs nous
ierviront d’exemple. Elles nous of-
frent une idée de graces beaucoup
plus riante ; & , ce que nous cher-
chons principalement, une idée plus
difiinste. C’est Ia premiere obser;
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