André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 134
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0142
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;graces qui s’épanouisTent avec îes
ileurs. Considerez-les de loin. Quelle
gaité dans le premier coup d’œil ?
Approchez-en pour les observer de
près : l’œillet , la rose , la tulipe ,
l’anemone : quel poli , quel lustre
dans leur surface! quelle finesie dans
la découpure des bords ! quelle
justeire dans Ia fornie des calices !
quelle variété dans leurs couleurs ,
dans les teintes & demi-teintes qui
en composent la peinture ! sur-tout,
quelle unité dans le total qui en ré-
sulte I Car , c’est un principe où il
en faut toujours revenir en matiere
de beauté. Mais il y a dans les sseurs
un autre point qui me paroît encore
plus touchant.

C’est un certain air de vie que
nous y appercevons. Ilsemble qu’el-
leS respirent : & H y a même de
grands Philosophes qui en sont per*;
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