André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 135
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0143
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surleBeàu.

£iadés. Quoi qu’il en soit, il est ma?
nifeste qu’elles ont un air de vie sen?
sible : ce qui leur donne sur les corps
inanimés les plus gracieux, Ia mê.
me supériorité d’agrémens que nous
découvrons dans une sseur véritable
sur une sseur peinte. On s’étonne
quelquefois de voir des Curieux qui
conçoivent pour les sseurs une es-
pece de passion, ou plutôt, une pas?
sion déclarée , puisqu’ils se donnent
à eux-mêmes le nom d’Amateurs par
excellence. Je ne m’en étonne pres-
que plus. Les sseurs ont des graceç
vivantes, qui non-seulement char-
ment les yeux, mais qui touchent;
îe coeur en quelque sorte. Nous en
sommes si naturellement touchés ,
que les Orateurs & les Poëtes y
vont emprunter, pour nous plaire ,
leurs plus belles métaphores : la
$eur de l’âge ? un teint sseuri , ui|
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