André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 137
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0145
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S V R’ L E B EAU. 137
pourroit vous empêcher d’en re-
connoître toutes les graces. Nos
oiseaux les plus communs de'l’Eu-
rope me fourniront une preuve plus
agréable de maproposition.Faisons-
en le parallele avec les sseurs. C’efl:
un combat de graces que je vais ,
Messieurs , vous représenter entre
deux grands empires ; entre le regne
végétal & Ie regne animal : ou, s’il
m’est permis de parler poëtiquement
dans une matiere qui est d’elîe-même
asfez poëtique , entre l’empire de
Flore &c celui des habitans de l’air.

Les sseurs nous vantent avec rai-
son le brillant, la douceur , Ia vi-
vacité de leur teint. Mais, pour ent
oublier tout l’éclat , nous n’avons
qu’à conssdérer Ie plumage du paon.
Le ciel a-t-il plus d’étoiles , ou le
printemps plus de sseurs ? Sa queue
toute seule est vm parterre complet,

Partit II. M,
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