André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 139
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0147
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S V R L E B E A V. 139
inarche, ce port : chaque pas yous
présente un speûacle de graces nou-
velles. Enfin , ce qui est peut-êtrei
le plus à remarquer, les sseurs sont
aveugles : elles reçoivent nos re^
gards sans nous les rendre. Voulez-
vous assister à un speâacle qui vous
donne des spedateurs ? Observez
des oiseaux dans une voliere, ou
seulement un cygne qui nage sur les
eaux ; voyez comme il avance gra-
vement, la tête levée , regardant
tout autour de lui avec complai-
sance. Ne diroit-on pas qu’il est sen-
sible à l’honneur de vos regards, &
que par reconnoiflance il s’étudie à
les mériter ? Nous avons ci-dessiis
relevé l’éclat des sseurs par cet air
de vie qu’elles respirent. Mais on
m’avouera que Ie sang & Ies esprits
ont toute une autre force pour ani-
îuer les beautés du regne animal %
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