André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 140
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0148
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140 E s s A i

que la faculté de se mouvoir eux*
mêmes , accordée par la nature aux
sujets de cet empire , ajoute un
nouveau ludre à tous les autres
agrémens qu’ils en ont reçus ; en
un mot,que les graces qui ont pour
principe une espece d’ame & de sen-
timent , nous en doivent paroître
incomparablement plus gracieuses :
d’autant plus gracieuses , que l’ame
qu’elles nous annoncenc est plus
parfaite. C’est ce qui me reste à
prouver en parlant des graces de
l’homme.

Or, Messieurs , sans ssatter notre
espece , n’est-il pas visible par la seule
struâure extérteuredu corps humain
que Ia sagesse du Créateur s’est pro-
posée de construire un Palais digne
d’une ame raisonnable ? Je ne dis pas
seulement par la majesté de ses traits ;
je dis par la muititude & par la na-
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