André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 143
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0151
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S Ù R L E B È A V. I 4ÿ
& Icgère sans précipitation, une cer-
îaine ssexibilité d’organes pour pren~*
dre facilexnent îous les airs convena»'
bles aux égards que l’on doit à la so»
ciété civile ? Or c’est à quoi le corps
de l’homme a dès son enfance une
disposttion si naturelle , que pour
en former l’habitude il n’a besoin
que d’une attention assez médiocre ,
pourvû qu’elle soit un peu soutenue.

La troisieme espece de graces ex-
térieures est celle des manieres. II
n’y a proprement que l’homme qui
en soit capable. On a beau dresTer
les animaux les plus dociles : on peut
bien leur donner quelques airs ou
quelques allures afîez agréables 4
mais parce qu’ils n’ont que des es-
prits-corps , comme disoit l’ingé-
nieux La Fontaine , on apperçoit
toujours dans leurs mouvemens Ies
plus régulie/s, je ne sçai quoi dô
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