André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 151
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0159
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S U R LE B EAU. ïsî',
nous apprendre , que dans un dis-
cours un seul agrément ne suffit pas
pour soutenir long-temps notre at-
tention. Le briliant tout seulfatigueï
la douceur toute seule asfadit : lai
vivacité toute seule étourdit. Les
trois graces doivent donc se tenir
par Ia main dans une composition :
c’est-à dire, que le brillant doit être
doux, Ia douceur vive , & la viva-
cité douce & lumineuse. Elles sont
toujours riantes , parce que c’est la
gaité de l’esprit qui Ieur donne là
naissance :toujours jeunes, car élles
sont de la nature de l’ame, que
l’âge ne ride pas : toujours vierges,
autrement ce ne serôit plus des gra-
ces d’esprit, mais des courtisanes
indignes de nos regards. Elles sont
décemment vêtues ; car comment
la plus belle pensée, ou le plus be au
sentiment, pouroient-ils nous plai-
-N ivt
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