André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 153
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0161
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$ V R L E B E A Ü. IJ5

Je ne crains pas , Messieurs, que
les personnes un peu yersées dans
la Philosophie allégorique des An-
ciens, me disent que ces applica-
tions de leur îableau des graces aux
ouvrages d’esprit sont arbitraires.
Elles trop justes pour n’être pas de
la premiere institution du Peintre»
Mais si l’on avoit là deiïiis quelques
scrupules, nous avons de quoi les
dissiper.

Consultons encore les Oracles des
graces littéraires. Nous les voyons
représentées avec Ies mêmes traits
dans les Auteurs qui les ont le plus
étudiées. Horace , l’esprit le plus fin
de la Cour d’Auguste , la plus spiri-
tuelle qui ait jamais été , nous les
décrit en deux mots dans le portrait
de Virgile. Varius , dit-il , a une
force , une énergie , une vivacité de
cotnposition qui le feront toujours
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