André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 159
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0167
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svrleBeau. T 59
jugé dans les beaux siecles du bon
goût naturel. Or de-là, que doit-on
inférer ?

Ma conclusion est , que nous de«
vons mettre la justesse au nombre
des graces du discours : 8c il ne se-
roit pas même difficile d’en trouver
le symbole dans la taille fine & dé-
liée que Socrate leur donne dans son
tableau.

Jusqu’ici , Messieurs, je me suis
laisse conduire par l’autorité des
Maîtres de l’art, pour établir la vraie
idée des graces de l’esprit. II est tems
de consulter Ia raison en elle-même
pour réponare à nos deux autres
questions. Quelles sont les sources
naturelles des graces du discours ?
Et quelles sont les matieres qui en
sont susceptibles ? Je répondrai à
toutes les deux par le même prin-
cipe.
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