André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 167
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0175
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tems si gracieux. Mais depuis quand
les Philosophes auroient-ils renoncé
à l’esprit? Les premiers Savans, qui
ont tenu école de Philosophie, ont
ausfi ténu école de Graces. Platon.
y a sçu répandre tout le sel de son
Atticisme : Cicéron tous les agré-
mens del’urbanité Romaine : & sans
aller si loin chercher des exemples-
d’une Philosophie gracieuse , nous
avons un Auteur, qui a sçu revêtir
les idées de la pius abstraite Méta-
physique des images les plus rian-
tes, & les animer, si j’ose ainsi dire,
par les sentimens les plus tendres,
que la beauté de Ia sagesse éternelle
puisse inspirer à ses amateiirs.

Dira-t-on que du rnoins les mysté-
res de la Religion sont inaccesiibles
aux graces du discours ? Boileau l’a
dit quelque part :

De la foi d’im Chrétien les Mysteresterrible's

D’ornemens égayés ne sont pas susceptibles.
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