André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 170
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0178
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Sera - ce donc une raison pour îes
exclure du nombre des sciences,
que i’on peut rendre gracieuses ? Je
m’y oppose au nom de l’Académie
Royale. Et pourquoi les en exclu-
rions-nous ? Y a-t-il une loi qui
défende aux Muses Mathématiques
de rire quelquefois ? Ou plutôt,
n’esl - ce point à nos vérités qu’iï
apnartient toujours de rire , puis-
qu’eiles sont toujours sûres de la
viâoire ? Je conviens qu’elles ont
leurs épines : mais des épines qui
se transforment bientôt en roses.
La science des nombres par où elies
commencent à nous instruire , n’est-
elle pas remplie de problêmes di-
vertifîans, qui ne demandent qu’un
tour ingénieux pour leur donner de
ta grace ? La Géometrie, par où
elles çontinuent à nous éclairer,
présente à l’imagination les fîgures
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