André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 175
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0183
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$ V R LE B EAV,
matîons ; c’efl: le principe de nos plus
nobles sentimens ; c’est une espece
de feu sacré qui nous éleve toujours
en haut pour noùs réunir à sa source;
II faut pourtant l’avouer : depuis la
corruption de notre origine, ce n’est
assez souvent qu’un feu caché sous
la cèndre , qui demeure sans chaleuf
& sans lumiere, dans Ie cœur de la
plupart des hommes. Tâchons , s’il
est possible, de le rallumer,

Nous avons fait voir ailleurs ,
quels sont les différens objets quï
excitent naturellement l’amour du
beau, soit que nous contemplions
le speûacle de la natüre , ou les
ouvrag'es de l’art', ou l’ordre de Ia
raison dans les moeurs. II nous reste
à examiner cet amour en lui-même?
son caraflere propre pour le distin-
guer de nos autres affeâions natu-
relles, & son excellence pour luï

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