André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 181
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0189
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1 Ü R L E B ËÂU. iSr
&j’aihonte del’avouer, que ie pre-
mier de nos amours a été celui des
biens du corps : que nos premiers
cris Ls ont demandés avec larmes :
que nos premiers efForts les ont
eherchés avec ardeur : que nos pre-
mieres joies ont éclaté en les possé-
dant, nos premiers regrets en les
quittant, & nos premiers dépits ,
quand on nous en a pnvés ; en un
mot, que dans nos premieres années
notre ame plongée dans le corps n’a
suivi dans ses goûts, que l’instind
aveugle du sentimént. Mais enfin,
ces jours de ténëbres ont fait place à
Ia lumiere. Nous sommes devenus
capables deréssexion. Le soleild’in-
telligence , comrne parie un Auteur
sacré , a paru -, &c aussitôt notre ame
s’eû vûe transportée dans une espece
de nouveau monde. Nous y avons
découvert, comme dans un lointaûî
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