André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 182
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0190
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spacieux, des idées plus pures què
jcelles des sens. Les idées Iumineuses
des nombres , qui nous éclairoient
dans nos petits calculs ; celles des fi»
gures géométriques , dont nous ai-
mions à voir Ia régularité dans Ies
objets;l’idée d’un Maître du ciel & de
la terre, supérieur à nos esprit.s, celle
d’une loi qui nous obligeoit à l’o-
béiûance ; l’idée d’ordre & de ré-
gle , d’honneur , &c de bienséance ,
de raison même , & de raisonne-
menî. Nous ne sçavions pas ençore
les définir ces belles idées ; mais
noussçavions déjà les voir. Nous ne
sçavions pas encore bien expliquer
les pensées qu’elles nous donnoient ;
mais nous sçavions répondre quand
nous trouvions des Socrates qui
sçavoient nous interroger. Cette
lumiere naissante n’étoit pas encore
fans nuage ; mais nous apperce»
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