André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 192
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0200
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/andre1763bd2/0200
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
ÎCfZ Ë $ S A I

ïnille toute guerriere , étoit destisté
aux armes , auxquelles , en effet ,
Î1 donna ses preraieres années. Le
célebre Fontenelle , neveudu grand
Cornei.le , fut dans sa jeunesse ap-
pliqué à la Poëste , oü il a brillé
quelque tems. Mais le génie des
Mathématiques pour lesquelles ils
étoient nés, força bientôt l’éduca-
tion à leur céder la place. Le génie
de la guerre alla chercher Fabert
au fond d’une Imprimerie, pour en
faire un Maréchal de France. Le
Marquis de P».acan, élevé dans l’i-
gnorance en homme dequalité,se
trouva Poëte, sans avoir jamais cul-
tivé aucune Muse. D’Ossat, sans
jamais avoir vû Ia Cour, parut
tout-à-coup dans celle de Henri Ie
Grand , &c jusques dans celle de
Rome, le politique le plus profond
de l’Europe, Le Prince Eugene de

Savoye ?
loading ...