André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 200
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0208
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comme l’ont observé les Pefes der
î’Eglise, que Platon avoit lii les li»-
vres des Hébreux , sur-tout, Moyse
& Salomon : Moyse, puisqu’il admet
tin Dieu Créateur ; & Salomon
puisqu’il admet une Sagesse,unVer-
be, un Beau éternel. Mais on voit
en même tems qu’il en a gâté la do~
ârine par ses idées particulieres ,
peut - être pour cacher ses larcins»
Quoi qu’ilen foit , sa préexistence
des ames , sa réminiscence d’une au-
îre vie , où l’on auroit vù le beau
avant que de naître , & tout ce qui
s’ensuit, sont des erreurs manifestes,
11 faut donc chercher une réponse
plus solide à la seconde auestion
propdsée.

Après avoir montré l’infuftisance
'des causes particulieres , phyfiques
ou morales, auxquelles on voudroit
gttribuer le phénomene que nous
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