André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 215
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0223
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S U R L E B E A U. Xl<j
force de l’amour du beau qui en 3
triomphé.

Pour établir iine scienee incon-
îestable dans un tems , où il n’y
en avoit encore aucune qui pût
servir de modéle , que falloit - il ?
quelle régle suivre ? quel objet
prendre ? &C après en avoir choili
un, le rnoyen d’y répandre assez de
himiere pour dissiper tous nos dou-
tes , par une évidence absolument
irréhstible? Entrons dans ledétail?

Nous avons des idées de deux
sortes : des idées pures &c abstraites ,
qui sont les seules capables d’évi-
dence ; & des idées senlibles, qui
n’en peuvent avoir que des lueurs
assez souvent trompeuses. II falloit
donc se résoudre d’abord à récuser
le témoignage des sens : ce qui étoit
déja un grand effort de raison.

Parmi nos idées pures , il y en 3
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