André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 225
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0233
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surleBeav. % l £
ssitue sans cesse mille pliantômes
d’honneur pour la détruire encore
plus radicalement. Au dehors , nous
n’entendons que maximes qui nous
prêchent l’utile & l’agréable , conv
me les seuls objets dignes de nous
plaire ; & nous ne voyons presque
partout que des moeurs conformes
à cette basse moraîe. Autrefois i’ido-
lâtrie alla mêrne plus loin : elle con-
sacra ies vices dans ies Dieux , pour
s’y abandonner sans scrupule : efforts
impuissans. La nature , plus forte
que le vice même adoré, n’a jamais
pû permettre , ni qu’on l’estimât
dans soi-même , ni qu’on l'aimât
dans les autres.

C’est la preuve générale du pou^
yoir naturelde l’amour du beau mo-
ral sur le cœur humain. Donnons-era
de particulieres. Je vous en ai pro-
mis des exemples fameux dans l’his-
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