André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 228
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0236
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facsimile
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tie jamais condamaer persorine sani
l’entendre. Enfin , pour abreger, de
construire un Temple à l’honneur ,
mais où l’on ne pouvoit entrer que
par le Temple de la vertu.

Cetoient les grandes maximes
que l’amour de l’honnête avoit ins-
piré aux-anciens Romains. Maximes
de vertu , dont ils étoient si profon-
dément persuadés, que Fabricius
ayant oiii dire à Cynéas Ambassa-
deur de Pyrrhus, qu’il y avoit ea
Gréce un Philosophe, qui vouloit
que le plaisir fût le motif général
de toutes les aftions des hommes ,
il regarda cette opinion comme un
monflre dans la morale : Cùm Cy.
rna.ni narrantem audijjet, Athenien-
fem quemdam, * clarum fapientiâ, fua-
dere , ne quid aliud homines , quàrn vo*
luptatis causd, facere vellent ,pro mon»
sro eam vocem accepit,

* Yal. Max. I. 4. n. C.
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