André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 232
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0240
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E 5 S A I

mé que par la loi de la nature.

II ne faut pas oüblier l’amour du
beau civil & politique : c’esl ainlî
que nous pouvons appeller l’amour
<de Ia patrie. On sçait qu’il étoit tout-
puissant sur le cœur des Romains :
ide-Ià , dans tous les ordres de la Ré»
publique cette attention &c ce con-
cert admirable pourseutenir ce qu’ils
appelloient la majesté de l’Empire ,
l’autorité du Sénat, &C la Iiberté du
Peuple. Mais sur-tout de-Ià, dans
ies périls de l’Etat, cette grandeur
ü’ame à se remettre incontinent tou-
tes leurs injures personnelles, pour
îie songer tous ensemble qu’au salut
de la patrie. Nous en avons dans leur
histoire une foule d’exemples : un
seul me suffira.

Le généreux Camille exilé , com-
rne Coriolan , par la faftion des en-
pieux de sa gloire , s’en restentit

d’abord
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