André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 242
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0250
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2,4* E s S A 1

ter le cours par des traits de mo-
déraîion , d’équité , de prudence,
de force & de courage , si frap-
pans , qu’ils ne pouvoient s’empê-
cher d’y reconnoître quelque chose
de divin : Meurn ejl conjilium , &
aquitas , mea ejl prudentia , mea ejl
sortitudo. Socrate attribuoit à une
imprelîion intime de la divinité sur
son coeur, l’amour qui le portoit
à la sagesse. Les Romains attri-
buoient au même principe les ver-
tus du grand Scipion. Sénéque le
Philosophe en a même fait une
maxime générale dans ce fameux
passage : Mlraris homines ad Deos
ire ? Deus ad homines venit. Imb,
quod propiiis ejl, in homines venit.
Nulla fine Deo bona mens ejl. Et à
quelle autre cause pourrions-nous
attribuer les viftoires que les Payens

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