André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 246
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0254
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/andre1763bd2/0254
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
'MÔ Es s A i

être mieux aux fait, que des expli.
cations plus méthodiques. Elle nous
y mettra du moins plus agréable-
ment.

La plus légere connoissance de
l’Antiquité nous apprend, que cette
question partagea autrefois Ia Phi-
losophie en deux grandes Seftes ,
qui sublistent encore aujourdhui ,
quoique sous d’autres étendards.

Zénon, avec tout le Portique, sou-
tenoit, que l’amour de l’honnête
ou de la vertu , est de sa nature
xndépendant de l’amonr du plaisir
ou de notre propre utilité ; d’où il
inféroit, que nous pouvons aimer
les autres hommes sans interêt, par
pure estime , par justice , par de-
voir, &: sans aucun rétour sur nous-
mêmes.

Epicure au contraire , avec tout
son cortége de Philolophes delicats ,
loading ...