André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 247
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0255
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S V R L E B EAV. 247
soutenoit, que l’amour du plaisir esi;
le seul amour dominant de notre
coeur.; que c’est le principe naturel
de tous nos autres amours , le pre-
mier mobile de nofre volonté, le
motif unique & nécestaire de toutes
nos éledions : d’où il concluoit sans
détour , que nous ne pouvons rien
aimer , rien désirer, rien faire que
par amour-propre ; ou , comme il
s’exprimoit lui-même , par le motif
de quelque espece de volupté sen-
sible.

Cicéron , génie universel, qui
voulut, sur la fin de ses jours, trans-
férer d’Athènes à Rome l’Empire de
la Philosophie , comme il avoit fait
autrefois celui de l’EIoquence , sou-
tient en bon Académicien le pour &c
le contre dans ses Dialogues du Bon-
heur suprême : Epicurien, sous Ie
nomde Torquatus, & Stoïcien,sous

Xiv
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