André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 248
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0256
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/andre1763bd2/0256
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
2.48 E S S A I

cclui de Caton. Mais quand il parle
en sa propre personne, comme dans
le second Livre , comme encore
dans son Traité des Loix , dans ses
Questions Tusculanes,dans ses Offi-
ces , on le voit par-tout intimement
convaincu qne notre amitié pour les
autres hommes doit être gratuite ;
que l’amour de ia vertu ne peut
ctre vertueux, si la vertu elle-même
n’en est pas le principal motif ; sur-
îout, que l’intérêt , sous quelque
nom qu’il se déguise , la dégrade :
en un mot, que l’amour intéresse
d’Epicure deshonore la raison.

Malgré toute l’éloquence d'un si
grand Orateur , son fidele Atticus ,
qu’il avoit tâché de convertir dans
ses livres des Loix , demeura tou-
jours Epicurien. César , qui étoit
aussi Phiiosophe à sa mode , se dé-
claroit ouvertement pour la même
loading ...