André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 249
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0257
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S U R L E B EÂU. 249
sesste : & il paroît que tous ses pre-
miers successeurs dans l’Empire ,
depuis Auguste jusqu’à Néron, n’eu*
rent point d’autre Philosophie. Jugez
du progrès d’une doftrine qui avoit
des légions pour la défendre.

Séneque , dans un siecle tout Epi-
curien, eut le courage de s’opposer
au torrent : on peut mêrne dire qu’il
eut la glcire de relever un peu à
Rome le parti de Zénon , qui étoit
tombé avec la liberté Romaine.

II n’y eut pas , jusqu’aux Poëtes j
qui ne se mêlassent quelquefois de
philosopher sur cette matiere : il est
vrai que ces Messieurs disant tout
ce qu’il leur plaît, selon que leur
imagination est montée sur le ton de
la raison ou sur celui des sens , on
ne peut guères sçavoir le parti qu’ils
embrassoient. Le même Poëte se dé-
claroit tour à tour, tantôt pour la
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