André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 258
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0266
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15S E s s a i

Athènes ; & je voyois, dans ma jetr*
ness’e , la plupart de nos Profefîeurs
de Philosophie commencer par-là
leur morale : Sçavoir , fi tous nos
amours ont hur fource primidve dans
l'amour de nous - mêmes ? Ou , pour
m’exprimer dans leur Langue : Utrùm
omnis amor nofler oriatur ex amore
noflri ?

Je vous avoue , Messieurs, que
î’affirmative, qui par la vi&oire théo-
îogique de M. de Meaux sur M. de
Cambrai , devint en Philosophie
l’opinion presque générale, me pa-
roit une dégradation du cœur hu-
main : & maîgré les grands noms
qui la soutiennent, un Abadie, un
Bossuet, unMalebranche, tantd’au.j
îres Philosophes du premier ordre 5
j’ai toujours soupçonné du paralo-
gisme dans toutes les preuves qu’ils
en apporîent ; on me permetîra du
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