André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 259
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0267
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moins de ne m’y rendre, qu’àprès
les avoir bien examinées. Je les
réduis toutes à deux principales.

i°. Notre volonté , disent - ils 9
n’efl: autre chose que l’amour du
bien en général, ou le desir d’être
heureux. Or il estévident, que nous
ne pouvons rien aimer, que par
notre volonté. Donc nous n’aimons
rien en effet que par l’amour du
bien, ou par le désir d’être heureux.
C’est-à-dire , que l’amour de la béa-
titude entre essentiellement dans
tous nos amours particuliers, non-
seulement comme un appui natu-
rel pour les soutenir, ou comme
un attrait utile pour les rendre plus
adifs , mais comme un principe ab-
solument nécessaire pour les pro-
duire dans notre cœur. C’est ia pre»
miere de ieurs preuves.

2?. Nous n’aimons très certaine-
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