André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 263
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0271
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S U R L E B E AU. z6$
ne peuî long-tems se dérober à des
yeux attentifs. La premiere,n’estap-
puyée que sur une définition de la
volonté tout-à-fait défeûueuse ; &C
la seconde, sur une équivoque de
langage , sur une espece de jeu de
mots ; maniere de raisonner encore
plus indigne de la Philosophie. C’esl
ce que nous avons d’abord à prou-
ver.

Que l’on définisse Ia volonté, l’a-
mour du bien , ou le mouvemenS
naturel de l’ame vers Ie bien en gé-
néral ; il n’y a rien là qui ne puisse
avoir un bon sens. Mais que Fon
restreigne l’amour du bien en géné-
ral au désir d’être heureux , à l’a-
mour du plaisir ou du bien délefla-
ble , comme si c’éioit Ie seul'biea
qui eût la force de mettre notre
coeur en mouvement ivoilà où com-
aiençoit Ie paralogistne de la Philo-
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