André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 264
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0272
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164 E s s a i
sophie Epicurienne : voiià où com-
mence encore celui du systême aue
nous entreprenons de combattre» Et,
pour en distiper l’illusion , nous n’a-
vons qu’à rendre à la volonté toute
sonétendue natureile : c’est lafaculté
de notre ame qu’il nous importe le
plus de bien connoître. Ne perdez
rien , s’il vous plaît, des réssexions
que nous y allons faire.

Je dis donc, en premier lieù , que
notre volonté renferme de sa nature,
non-seulement l’amour de la béati»
tude ou du bien déleftable, mais en-
core l’amour du bien qu’on appelle
honnête , ordre , vertu , ou beaiï
dans les moeurs.

En effet, Messieurs, pouvons-nous
rentrer dans notre cœur sans le voira
pour ainss dire , partagé entre ces
deux amours , sans distinguer les
différens îraits qui ies eara&érisent,

lâS
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