André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 267
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0275
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S V R L E B E A V. t&7
Beme entre deux, pour en séntir le
choc. La seule conclusion légitime
est que véritablement nous avons
dans le cœur deux amours esfentiels
<jui ont chacun leurs motifs , com-;
me leurs a£fes à part.

Or delà , Messieurs, que s’ensuit-il ?
N’ell-il pas évident que Pamourdu
bien qu’on appelle honnête, est austt
naturel à notre ame , que l’amour
du bien déleciable : qu’il est aussï
nécessaire dans ses premiers mou-
yemens ; je veux dire, qu’il nous
est aussi impossible de nous empêcher
d’aimer le bien honnête , quand il
se fait appercevoir , que de nous
empêcher d’aimer le bien déleéfa-
ble , quand il se fait sentir ; &c par
conséquent, que la définition , qui

restreint la volonté à Pamour de Ia

*

béatitude , comme à la source unj.
que de tous nos autres amours , est
tout-à-fait défectueuse, Z ij
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