André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 271
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0279
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'S V R LE B EA U.

Encore une fois , je le demande à
îous Ies esprits capables de réflexion :
comment l’amour de l’honnête pour-
ra-t-il déterminer l’amour du bien
délestable , s’il en reçoit lui-même
nécessairement toutes ses détermina-
tions, comme le prétendent les Philo-
sophes, qui bornent l’essence de notre
voionté au désir de la béatitude ?

C’étoit la contradiûion que l’on
reprochoit aux Epicuriens. Forcés
de reconnoître que la volupté dans
laquelle ils établissoient le souverain
bien de l’homme , est au contraire ,
dans la vie une source de maux
innombrables, ils consentirent enfin
à lui donner la vertu pour guide,
pour 1a régler dans ses démarches.,
pourla déterminer dans le choix des
plaisirs 5 pour la modérer dans leur
usage , pour l’arrêter à propos ; de
peur, disoient-ils, qu’en passant les

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