André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 274
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0282
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jours , qui, en nous accordanî qire
la vertu est plus nobie que le plaisir9
ne laissent pas de soutenir en même
tems , qu’elle ne l'çauroit produire
aucun aûe vertueuxsans y être dé-
terminée par le plaisir qu’elle donne
ou qu’elle promet ?

A ces deux premieres considéra-
tions j’en aioute une troisieme. 11
n’est que trop ordinaire , dans la vie,
que les deux amours généraux que
composent notre volonté, l’amour
de l’honnête & l’amour du bien dé-
leftable , se trouvent dans des cir-
constances où ils ont des intérêts
tout opposés , des vûes inalliables ,
des inclinations , des mouvemens
contraires. On voit paroître le plai-
sir avec tous ses attraits, la fortune
avec tous ses brillans , la gloire du
mondeavec toutce qu’ellea de plus
ssatteur pour notre amour- propre :
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