André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 278
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0286
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)i.Tjo E s s A t
Veut ainsi. Voilà donc un amour quî
a pour sonprincipal motif la beauté
de l’ordre, l’honnête , le décent, la
vertu : c’est tout ce que nous pré*
tendons. Mais si l’on ne préfere les-
plaisirs railonnables aux plaisirs sen-
sibles que parce qu’ils sont aftuelle-
ment les plus vifs ôc les plus forts,
comme onle soutient dans ie systême
contraire , ne faut il pas conclure
que l’amour de l’honnête n’entre
qu’indire&ement, &, pour ainsi di-
re, en second, dans la préférence
qu’on Iui donne sur le bien délefta-
Me ? Ce qui renferme encore une
contradiâion manifeste.

Enfin, Messieurs , pour pousser
?Ce dernier raisonnement aussi loin
qu’il peut allér, supposé que l’amour
du bien déle&able soit le motif né-
cesiaire de toutes nos éleûions , je
demande : Que deviendra notre ver^
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