André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 284
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0292
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encore parmi nous des gens de bieri
qui la suivent constamment, par la
seule raison que cela convient, que
ceia est juste , que cela est honnête :
Quipermulta ob eam unam caufam fa~
ciunt, quia decet, quia rectum efl, quia
honejlurn esi. Motifs de raison pure
aussi puissans sur les grandes ames,
que le plaissr ou l’intérêt sur les ames,
vulgaires.

C’en est assez sans doute , Mes-
sieurs , pour vous convaincre plei»
nement que la premiere preuve du
syssême qui soumet tous nos amours
à celui de la béatitude , n’efl: qu’un
pur parallogisme qui suppose mani-
festement ce qu’on avoit à prouver :
sçavoir, que ia volonté n’efl autre
chose que le déssr d’être heureux.'
11 n’en faudroit pas davantage pour
détruire la seconde, si elle ne ren«
fermoit une équiyoque alsez difficilq
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