André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 286
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0294
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vilége de raisonner par jeux dettiots^
&c de conclurre de Ia ressemblance
des sons à ceîle des idées. Mais dans
l’exaâitude philosophique , j’ose
avancer que c’est un vrai sophisme
qui suppose encore ce qui est ea
question ; c’est à-dire, que plaire, §£
faire plaisir, sont en toute occasioa
la même chose. Nous n’avons qu’à
définir les termes pour découvrir ea
un moment toute la faufîeté de la
supposition.

A proprement parler, qu’est-ce
que nous entendons parplaire ? Nous
disons qu’un objetnousplaîtjquand
il attire notre approbation ou notre
estime, notre affeûion ou notre
préférence , notre admiration oi»
notre attacbement par la vûe de
quelque mérite ou de quelque
agrément que nous y appercevons»
II peut nous plaire par sa beauté ; is
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