André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 289
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0297
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précede pas, mais qu’il accompagne
seulement la vue claire & distinde
des perfeftions de l’objet qui nous
attire , comme dans nos amitiés
raisonnables ; nous disons alors ,
que notre ami nous piaît en même
temps par deux considérations diffé-
rentes : & parce que son amitié
nous fait plaisir, & parce qu’il a
des qualités ou des vertus, qui nous
y affeâionnent par la justice , que
nous devons à son mérite personnel:
souvent même nous sentons bien
que nous l’aimerions encore par
cette seule raison. Ainsi l’amour de
la justice , & l’amour de notre bon-
heur conspirent alors ensemble pour
serrer les nœuds de notre amirié.
Comment peut-on confondre deux
motifs, que la nature a si nettement
distingués dans notre cœur?

Enfin quand le plaisir ne fait que

Parùi II, B b
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