André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 292
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0300
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içz E S S A I

crit, avant que de lui plaire par Ia
satisfaftion qu’il y goûte après l’a«
voir suivi. Combien d’objets par
conséquent, qui dans un sens très-
propre nous plaisent avant que de
nous avoir fait plaisir !

Après cet éclaircissement, Mes-
sieurs , que devons-nous penser de
la seconde preuve des partisans de
l’amour interessé. Je crains même ,
cjue vous ne m’accusiez de l’avoir
combattue trop sérieusement. Car ■
dans le fond, qu’est-ce qu’une preu-
ve qui ne peut en être une qu’en
François , parce qu’il a plu à nos
Ancêtres de former le mot de plaijîr
du mot de plaire ? Dans toutes les
autres langues, 011 les termes, qui
expriment ces deux choses , n’ont
pas la même assinité, la différence
de leurs idées se manifeste sans peine
à une attention médiocre. Seneque ,
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