André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 293
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0301
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S U K LE B ÉA U.
çn deux beaux endroits de ses ouj
vrages , les distingueen Latin parfax-
îement bien. II dit dans le premier
en parlant du vice, que le plus grand
des malheurs est , quand le désordre
nonseulement nous fait plaistr, mais
qu’il nous plaîr : * Consummata infdi-
citas eji , ubi turpia non soliim dtltc-
tant, fed etiam placent. II dit dans !e
second enparlant de la Vertu, qu’en
une infinité de rencontres ce n’est
pas parce qu’elle nous fait plaistr ,
qu’elle nous plaît , mais que c’est
parce qu’elle nous plaît , qu’elle
nous fait plaisir : * * Non quia deleclat,
placet, fed quia plcuet, deleciat. La
distinstion estpeut-être un peu sub-
tile. II faut bien en convenir pour
l’honneur des grands Philosophes ,
qui ne l’ont point apperçue. Mais il
me suffit d’avoir prouvé qu’elle est

* Scil* Ep, 32* ** E)c Vitâ beatâ. c.
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