André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 294
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0302
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réelle , pour conclure encore unc
fois , que le plaisir , ou la délefla-
îion , n’efl: pas le motifnécessaire de
îous nos amours.

C’est, Messieurs, ce que je m’é-
tois proposé d’établir. C’est ce que
je crois avoir exécuté , en faisant
voir , que nous portons tous dans
le coeur, outre l’amour du bien dé-
leftable, un amour naturel du bien
honnête , je veux dire un amour na-
turel du Beau, très-distingué de l’a-
mour du Bon ; que cet amour du
beau , qui nous éleve au - dessus de
nous - mêmes par la considération
d’une loi éternelle , supérieur à nos
esprits , est pius noble que I’amour
dtt bon, qui nous rabaisie toujours
dans nous - mêntes , Ôs souvent au-
dessous par sa trop grande sensibi-
lité aux biens du corps ; que clans
l’ordre de la nature , l’amour du
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