André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 302
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0310
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'jOi E s s A t

cessité, le seul motif détermînant de
nos amours les plus rait'onnables.
C’étoit précisément l’idée qu’Epicure
avoit de la vertu ; & il avouoit de
bonne foi qu’elle ne Iui paroissoit
qu’un nom vuide de sens , si on la
séparoit de la volupté. II ne faut pas
au refle s’allarmer de ce terme : il
ne signifie , dans le Iangage d’Epi-
cure , que ce que nos Auteurs en-
tendent par plaisir , ou par déleâa-
tion. Cependant l’odieux de cette
idée frappa dès-Iors , quoique dans
nn siecle encore payen, toutes les
personnes qui avoient des moeurs.
On en perça bien-tôt toutes Ies con-
séquences pratiques,

Le Pnilosophe Ciéanthes l’attaqua
par un autre endroit. II en fit voir le
ridicule dans une peinture ingénieuse
dont l’Orateur Romain * nous a con-

* Cic. Desinib. I. x. n, 6ÿ.
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