André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 317
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0325
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e v e l e B éà V. îvy
Républiqne Romaine , fofmâ dané
Rome un peuple de héros pîus re'-
doutable par cette conspifation des
coeurs au bien commun , qite par là
politique de son Sénat, ou par 1&
valeur de fes soldats. L’amour du
Publie étoit comme l’anie universelle
de tout l’Empire.

II n’y a rien de si grand qite cètté
vertu, quand on la considere ainsî
dans son véritable principe, qui est
la loi de l’ordre naturel. II n’y a rient
de sr minee ni de si bas, quand on la
considere dans le fyfiême de l’amour
intéressé. A quoi s’y termine-t-e!le }
Raisonnons conséquemment. Sup-
posé que l’amour de nous - mêmes
soit le pere de tous nos amours ,
quel sera d’abord Ie premrer objet de
i’amour du Public ? Un simple parti-
cnlier qui se regardera nécessaire-
ment comme le centre de toiiî

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