André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 322
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0330
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321 E s S A I

s’élever aux' p!us éclatantes. On paf-
sera même quelquefois comme les
anciens Romains , de la charrue au
timon de l’Etat : mais on se gardera
biend’y retourner comme eux après
son administration, pour vivre en-
core du labourage. L’amour-propre
aura trop bien fciit les fonâions de
ï’amour du pubiic pour avoir jamais
fcesoin d’une telle relïource.

Or, Messieurs, reprenons : je vous
demande ; je le demande à tout l’u-
nivers , que doit-on penserd’un sys-
tême de Philosopbie où l’amour du
public ne peut subfister que par l’a-
jnour propre ? oit 'a vertu , l’ami-
tié, ovi la lîbéralité , la reconnois-
sance , oii la société des cœurs ne
peut avoir d’autre principe réel ,
que l’urilité que l’on en retire , ou
que Pon s’en promet ? C’est 1e sen-
îiment que Torquatus, grand admi-
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