Annales de la regénération politique de la monarchie Françoise: ou: recueil abrégé de ecrits & faits les plus remarquables, concernant l'Assemblée Nationale de la France — 1.1789 [VD18 90309952]

Seite: LXVII
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LXVII —

se prêtent point à des distinclions subtiles, quand il
elt question des plus grands principes & des plus
grands intérêts.

On peut observer à la vérité , que si dans cha-
oue Ordre aux Etats-G? né r aux, on opine par Bail-
liages & non par tête , l'ancienne disparité , à la-
quelle on propose au Roi de remédier subsisteroit
également : mais tout ce que Votre Majeflé peut
saire, c'ejl de mettre les Etats - Généraux h portée
d'adopter l'une ou l'autre délibération: d'ailleurs, en
supposant même que les opinions Te réglailent par
Bailliages , les plus considérables d'entre ces di-
shï&s ayant une grande diversîté d'intérêts à faire
connoitre , il seroit encore raisonnable de leur ac-
corder plus de Représentans qu'aux Bailliages dont
l'étendue & la population seroit infiniment moins
importante.

Sur la séconde Question, Faut-il que le nom^
bre des Députas du Tiers - Etat joit égal h celui des
deux autres Ordres réunis ? ou ce nombre doit - il
composer fimplement la troifiéme partie de ïensem-
ble ?

Cette queslion, la plus importante de toutes,
divïse en ce moment le Royaume. L'intérêt qu'on
y attache, est peut être exagéré de paît & d'autre ;
car puisque l'ancienne constitution ou les anciens
usages autorisent les trois Ordres à délibérer & vo-
ter séparément aux Etats - Généraux , le nombre
des Députés dans chacun de ces Ordres ne paroît

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