Annales de la regénération politique de la monarchie Françoise: ou: recueil abrégé de ecrits & faits les plus remarquables, concernant l'Assemblée Nationale de la France — 1.1789 [VD18 90309952]

Seite: LXXII
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annales_monarchie_francoise1789/0128
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
— LXXII —

Oïl peut dire que ces deux premiers Ordres sont'
liés au Souverain par leur supéiiorité môme sui1 le
troisîème , puisque cette supéiiorité est maintenue
par toutes les gradations d'états dont le Monarque'
est à la fois le conservateur & le dernier terme.

On préfume que le Tiers - Etat , en mettant un
grand intérêt à être égal en no?nhre aux Députés des
deux premiers Ordres , annonce le dejfein d'amener
les Etats - Généraux à délibérer en commun.

On observe dans un ilùtre sens, que n* ce genre
de délibération devenoit convenable en certaines
occasions j on rendront plus incertain rassentiment
des deux premiers Ordres à une pareille disposition,
sî ie nombre des Députés du Tiers-Etat étoit égal
à celui des deux premiers Ordres.

On demande es qu'il saut de plus au Tiers - Etat
que l'abolition des privilèges pécuniaires : ôt l'on an-
nonce cette abolition comme certaine, en citant le
vœu formel à cet égard d'un grand nombre de No-
tables dans la Noblelse & dans le Clergé.

On croit que le Tiers-Etat, & alors on l'ap-
pelle h Peuple , est souvent inconsidéré dans ses
prétentions ; & que la première une sois satisfaite,
une suite d'autres demandes pourront se succéder
& nous approcher insenfîbkment de la Démo-
cratie.

On met trop d'importance , dit - on quelque-
fois, aux réclamations du Tiers*Etat: il est con-
sidérable en nombre, mais épars & distrait par di-

ver-
loading ...