Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

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Dans l'intérieur, ii existe des ruines romaines assez impor-
tantes, dit-on, à ïamaîous, dans la vallée de l'O. Guebli ; il
s'en trouve plusieurs dans la vallée du Safsaf entre Philippe-
ville et St-Charles ; mais ce sont des maisons isolées, placées,
généralement, à l'extrémité d'un contrefort saillant de la
montagne, et assez petites. Il est probable qu'il y avait à côté
des constructions moins solides ; car dans un mamelon de
ruines qu'on a dû déblayer vers 1849 pour y faire passer la
route au Sud du village de Damrémont, on a coupé des murs
faits en briques de terre crue ; la couleur des briques, formées
de la terre rouge de ces contrées, et celle des joints en mortier
blanchâtre, ne permettaient aucune méprise sur la nature de
cette construction. J'avais, précédemment, observé un fait
semblable à Ténès (Y ancienne Cartenna), lors du percement
des rues de cette ville, en 1847.

Sur le territoire de Gastonville existaient, jusqu'en 1850,
les ruines de deux édifices importants, sur lesquels je revien-
drai un peu plus tard.

Sur l'emplacement de Robertvilîc, j'ai vu des ruines assez
étendues pour y faire supposer l'existence d'une petite bour-
gade.

De St-Charles à Ei-Arroudi on trouve des ruines romaines
éparses, mais nulle part d'agglomération importante : 11
n'existait aucune ruine sur l'emplacement même d'El-Arrouch
situé d'ailleurs en dehors de la voie romaine.

Le cours inférieur de l'Addarats, entre l'O. Deub et Saint-
Charles, est renfermé dans un bassin étroit où l'on voit au plus
deux ou trois ruines de maisons isolées. Mais les ruines se
multiplient au débouché de la vallée de l'O. Deub ; il pouvait
v avoir là un petit hameau. Des ruines plus considérables
occupent la base d'un contrefort de la rive droite de l'Addarats,
entre l'O. Deub et l'O. Hammam. Je n'ai pas examiné en détail
ces ruines qui doivent appartenir à une grosse bourgade ou à
une petite ville. On y voit, m'a-t-on dit, les restes d'un bassin
romain près d'une source qui jaillit au milieu d'un bois d'oli-
viers couvrant les flancs de la montagne au-dessus des ruines :
on y trouve aussi les restes de î'aquéduc qui y amenait les
eaux.

Au col de Ras-el-ma, par lequel on débouche du bassin de
l'Addarats dans celui du Fcndek, j'ai reconnu, en 1849, lors
de l'ouverture delà route de St-Charles à Jemmapes, les restes
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