Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

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Le génitif Rusicadis, donné par cette inscription et, je le
répète, par plusieurs autres, ne peut provenir que d'un nomi-
natif latin tel que Rusicas ou Rusicade. Rusicas paraît s'écar-
ter davantage des terminaisons phéniciennes, qui ont dû avoir
la plus grande analogie avec les terminaisons arabes ou hébraï-
ques : J'adopterai donc Rusicade dans ce qui va suivre: Je se-
rai fort porté à croire que le nom carthaginois était Rusicad.

Les monuments de Rusicade sont, comme ceux de Stora,
donnés d'une manière très complète dans le travail de la
commission scientifique de l'Algérie. Je me bornerai à faire
observer que l'examen des ruines conduit à faire supposer
l'existence de trois quartiers différents.

Sur le plateau occupé aujourd'hui par l'hôpital militaire et.
sur les talus qui en descendent, on trouve, à d'assez grandes
distances, des citernes généralement petites et des fondations
de maisons peu considérables. Là devait se trouver un quartier
de la ville dans lequel rien ne fait supposer des constructions
importantes : Aucune des inscriptions qui y ont été trouvées,
à ma connaissance, ne se rapporte à un citoyen romain.

Le fond de la vallée, la plage et la base orientale du Bouyala
(la montagne à l'Ouest de Philippeville) étaient couvertes d'é-
difices importants. Telles sont les longues arcades qui ont
longtemps servi de murs de quai à la moderne Philippeville,
!a fontaine monumentale découverte en 1850, les citernes du
magasin militaire des vivres, les citernes qui servent de sou-
bassement au théâtre moderne. Le sol, généralement très-bas
dans le voisinage de la mer, s'élevait rapidement ensuite :
Ainsi lorsqu'on a fondé le perron du pignon Est du magasin
aux vivres, on a dû chercher le terrain de l'ancienne ville à
plus de 4 m. de profondeur, et on a trouvé, à l'angle Sud-Est
du bâtiment, les premières marches d'un escalier romain qui,
sans doute, appartenait à l'ancienne rue.

Les édifices de cette portion de Rusicade devaient être en-
tourés d'une enceinte flanquée de tours, ou au moins protégés
par une forteresse. Des personnes, qui se trouvaient à l'evpé-
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