Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

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à Cirla passe daus une vallée située à l'Ouest de Gastonviîle-
Cette vallée, qui commence au bois d'oliviers et court du Nord
au Sud, débouche dans une vallée plus ouverte que descend la
route de Robertville à Gastonviîle. Un peu au Nord du point
où la voie romaine rencontre la route de Robertville, on voyait
en 1 849 et on voit sans doute encore aujourd'hui les s in-
structions d'un édifice long mais étroit. Elles consistent en plu-
sieurs caves ou citernes situées les unes à la suite des autres et
dont les voûtes s'élèvent au-dessus du sol. On s'est assuré en
1849 et en 1850 que ces ruines étaient situées à l'Est de la
voie romaine légèrement enterrée dans le sol, mais dont on a
pu extraire une grande quantité de pierres pour la construc-
tion de Gastonviîle. On a reconnu également l'existence de
plusieurs pièces non voûtées situées en aval des citernes et
dans leur prolongement. L'une de ces pièces était pavée en
mosaïque. Le dessin représentait une croix noire entourée
d'un cercle noir sur fond blanc. Le tout était entouré d'une
large bande noire rectangulaire. Les branches de la croix
étaient formées par des arcs de cercle tracés de manière à laisser
à peu près autant de noir que de blanc. Je croirais volontiers
d'après ce tracé, que celte croix n'était pas un symbole chré-
tien, mais la simple ornementation du pavé d'une salle de
bains. La mosaïque doni il s'agit a été enlevée et transportée
à Gastonviîle vers 1850. J'ignore ce qu'elle est devenue.

Sur un mamelon situé à l'Est de la voie romaine, on voyait
aussi les ruines d'un grand édifice en pierres de taille de
bel appareil ; les matériaux de celte construction renversée
jusqu'au niveau du sol ont été employés à Gastonviîle.

Enfin on a trouvé dans les mêmes parages, mais plus près du
bois d'oliviers, et sur le bord de la voie romaine, quatre co-
lonnes de même dimension, mais de matière différente chacune.
L'une d'elles était en marbre blanc. J'insiste sur ces détails peu
important en eux-mêmes parce qu'ils peuvent aider à la dé-
termination de la position exacte d'une station romaine Villa
Seic. Au surplus, comme la voie romaine était enterrée dans
ces parages, il peut de même y avoir d'autres ruines enfouies
sous le sol.

lin m en de fiobenvih'e. —Les ruines que j'ai reconnues,
en 1848, à Robertville, consistaient en fondations d'un groupe
de maisons situées entre le village actuel et le cimetière, et
dans des débris beaucoup plus importants de conslructions et
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