Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

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dé nombreuses pierres de taille éparses parmi les oliviers qai
croissaient au bord de la rivière près de la source. Je ne crois
pas qu'il y aft été trouvé d'inscriptions pas plus qu'à Gaston-
ville : mais on dégagea du milieu des oliviers qui environnaient
la fontaine une large pierre plate, dressée d'un côté, sur lequel
était pratiquée une rainure circulaire avec une petite rigole
d'écoulement vers un des bords. Une pierre tout à fait sem-
blable se trouve enclavée dans le parement extérieur d'une
maison delà rue Grand, à Constantine. On suppose qu'elle
provient d'un presse à huile.

Le nom de Mjez-Ec-chicb n'a aucun rapport avec celui des
ruines. Voici l'etymologie qu'en a donnée devant moi le caïd
des Beni-Mehenna, Saoudi-ben-Inaî. Du temps des beys, les
Turcs n'abordaient jamais le massif mon tagneux situé au Nord
de St-Charles, et qui faisait partie de la Rabylie ; mais ils le-
vaient l'impôt sur la vaste plaine formée par les affluents de
l'O.-Amar. La troupe partie de Constantine allait camper aux
Toumietles ou dans les environs et le lendemain elles poussaient
une reconnaissance vers Aïn-Lahora (ou El-x4ora) et les autres
sources de l'O.-Amar. La halte avait lieu à Robertville où l'on
passait à gué le ruisseau assez encaissé dans ces parages; on
y distribuait aux soldats le chich, espèce de pâte coupée par
petits morceaux et séchée au soleil. De là, le nom de gué du
chich (Mjez-ec-chich), donné à l'endroit où avait lieu cette
distribution.

Ruines du Fendeck. — La vallée du Fendeck présente,
au sortir du pays des Zerdézas, deux vastes épanouissements
séparés par une montagne isolée de toutes parts, qu'à cause de
cette position, sans doute, les arabes ont nommé Dj.-Ousth, la
montagne du milieu. Le premier est la plaine du Fendeck, le
second celle de l'Emchekel.

La plaine du Fendeck, d'une superficie d'environ 1,200
hectares et de forme à peu près rectangulaire, est limitée au
Sud par les montagnes des Zerdézas dont les plus voisines sont
le Saiéfa et le Djenan-el-Ousfan (jardin du nègre) ; au Nord,
par le Ref-es-Serrak (rocher des voleurs) ; à l'Est, par le Dj.-
Ousth ; enfin, à l'Ouest, par une vallée couverte de chênes-lièges
qui s'élève en amphithéâtre jusqu'au col Sas-el-ma. Un soulè-
vement qui part du Saiéfa divise cette plaine en deux bassins
distincts; l'un que sillonnent le Fendeck et l'O.-Azerem, l'autre
dont les eaux se déversent, par une belle vallée qui sépare le
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