Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

Seite: 32
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hmr-beiuleck (forteresse du marché) et c'est de ee marché
que la plaine tire son nom ; mais ce nom n'a aucune valeur
dans la bouche d'une population étrangère au pays et qui ne
peut avoir conservé aucune tradition. Nous avons trouvé en
effet cette plaine habitée par les Arbi-Skikida (natifs de Ski-
kida) fraction des ïaabenas qui, chassés, il y a environ un
siècle de Rusicade et des environs par les Beni-Mehenna,
s'étaient établis dans cette plaine alors déserte.

Ksar Mla-ei-Arribw.. — A l'extrémité orientale de la
plaine de l'Emchekei et sur un petit plateau qui domine la
rive gauche de l'Emchekei, dernier gradin des montagnes
situées en arrière, on trouve deux massifs informes de béton,
hauts de 3 à 4 mètres et auquel les Arabes ont donné le nom
de Ksar Mta-el-Arribia. Les alentours de cette ruine et la
pente douce qui descend vers la rivière sont couverts de débris
et laissent voir d'une manière très-apparente les fondations
d'un grand nombre de maisons. M devait y avoir là une petite
bourgade; mais la pierre est de mauvaise qualité, et les pierres
de taille et les inscriptions ont dû disparaître sous l'action dis-
solvante du temps.

Voie de lïusicada à Cirla. -— Les vestiges de cette voie
étaient fort visibles au moment de l'expédition de Constantine.
M- le commandant du génie Foy employé en 1838 et 1839
avec la compagnie dont il était alors capitaine aux travaux de
la roule de Constantine à Philippeville a bien voulu me com-
muniquer tous les renseignements que son excellente mémoire
lui a permis de conserver sur ce qu'était à cette époque la voie
romaine, et c'est à son obligeance que je dois à peu près tout
ee que je vais en dire.

Entre Constantine et l'extrémité Nord du Hamma, on ne
voyait aucune trace de la route, si ce n'est les culées d'un
pont sur le Rummel qu'on voit encore en aval du pont
d'Aumale.

Après le Hamma, la voie était très-visible et suivait à peu
près le tracé de la route actuelle jusqu'à rOiied-Hadjar (i îad-
jera-ben-Hadjar) qu'elle franchissait pour gravir tout droit avec
des pentes assez raides le gros contrefort qui sépare ce cours
d'eau de l'O -Baba (Boulasas ou Ben-Kara-Aly des cartes ac-
tuelles), autre affluent du Sniendou. Auprès de ce contrefort,
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